A la demande d’Amandine : le PREMIER poème de Noël – La véritable histoire du Père Noël !

 

1914_Santa_Claus Père Noël image

Alors voilà : lors du dernier concours de calligraphie, nous avons appris, grâce au texte fourni par Madame ROTT, que la légende du Père Noël était née en 1822 suite à un article de Clément Clarke Moore dans le journal « The New Yorker », et que le personnage créé par C.C. Moore s’inspirait fortement de Saint-Nicolas, évêque d’Asie Mineure du IV ème siècle, encore fêté par chez nous en Alsace, dans les pays de langue germanique, et en Europe du Nord.

Mais ce que nous apprenons aujourd’hui, c’est que cet article, ce conte de Noël paru dans le New Yorker était en fait un poème, titré alors « A visit from Saint Nicholas » (« Une visite de Saint-Nicolas »).

Oui mais voilà, le premier vers de ce poème, « ‘Twas the night before Christmas » (« C’était la nuit avant Noël ») est devenu tellement populaire que très vite le titre du poème a changé pour devenir  » The night before Christmas. « 

Dans son commentaire relatif à la skin de Noël du site, Amandine me demande de mettre en ligne un poème de Noël. Eh bien voici le PREMIER poème de Noël qui n’ait jamais été écrit, celui du pasteur Moore, tout d’abord dans sa version française, puis ensuite dans sa version originale en Anglais (ça « rime » forcément mieux en Anglais, c’est sûr…). Bonne lecture !

(pour les adultes, des jalons vers la véritable histoire du Père Noël ici sur Wikipedia)

 

 

La nuit avant Noël

 

C’était la nuit de Noël, un peu avant minuit,

A l’heure où tout est calme, même les souris.

 

On avait pendu nos bas devant la cheminée,

Pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.

 

Blottis bien au chaud dans leurs petits lits,

Les enfants sages s’étaient déjà endormis.

 

Maman et moi, dans nos chemises de nuit,

Venions à peine de souffler la bougie,

 

Quand au dehors, un bruit de clochettes,

Me fit sortir d’un coup de sous ma couette.

 

Filant comme une flèche vers la fenêtre,

Je scrutais tout là haut le ciel étoilé.

 

Au dessus de la neige, la lune étincelante,

Illuminait la nuit comme si c’était le jour.

 

Je n’en crus pas mes yeux quand apparut au loin,

Un traîneau et huit rennes pas plus gros que le poing,

 

Dirigés par un petit personnage enjoué :

C’était le Père Noël je le savais.

 

Ses coursiers volaient comme s’ils avaient des ailes.

Et lui chantait, afin de les encourager :

 

 » Allez Tornade !, Allez Danseur ! Allez , Furie et Fringuant !

En avant Comète et Cupidon ! Allez Eclair et Tonnerre !

 

Tout droit vers ce porche, tout droit vers ce mur !

Au galop au galop mes amis ! au triple galop !  »

 

Pareils aux feuilles mortes, emportées par le vent,

Qui montent vers le ciel pour franchir les obstacles,

 

Les coursiers s’envolèrent, jusqu’au dessus de ma tête,

Avec le traîneau, les jouets et même le Père Noël.

 

Peu après j’entendis résonner sur le toit

Le piétinement fougueux de leurs petits sabots.

 

Une fois la fenêtre refermée, je me retournais,

Juste quand le Père Noël sortait de la cheminée.

 

Son habit de fourrure, ses bottes et son bonnet,

Etaient un peu salis par la cendre et la suie.

 

Jeté sur son épaule, un sac plein de jouets,

Lui donnait l’air d’un bien curieux marchand.

 

Il avait des joues roses, des fossettes charmantes,

Un nez comme une cerise et des yeux pétillants,

 

Une petite bouche qui souriait tout le temps,

Et une très grande barbe d’un blanc vraiment immaculé.

 

De sa pipe allumée coincée entre ses dents,

Montaient en tourbillons des volutes de fumée.

 

Il avait le visage épanoui, et son ventre tout rond

Sautait quand il riait, comme un petit ballon.

 

Il était si dodu, si joufflu, cet espiègle lutin,

Que je me mis malgré moi à rire derrière ma main.

 

Mais d’un clin d’oeil et d’un signe de la tête,

Il me fit comprendre que je ne risquais rien.

 

Puis sans dire un mot, car il était pressé,

Se hâta de remplir les bas, jusqu’au dernier,

 

Et me salua d’un doigt posé sur l’aile du nez,

Avant de disparaître dans la cheminée.

 

Je l’entendis ensuite siffler son bel équipage.

Ensemble ils s’envolèrent comme une plume au vent.

 

Avant de disparaître le Père Noël cria :

 » Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit  »

 

 

The night before Christmas

 

‘Twas the night before Christmas, when all through the house

Not a creature was stirring, not even a mouse;

 

The stockings were hung by the chimney with care,

In hopes that St. Nicholas soon would be there;

 

The children were nestled all snug in their beds,

While visions of sugar-plums danced in their heads;

 

And mamma in her ‘kerchief, and I in my cap,

Had just settled down for a long winter’s nap,

 

When out on the lawn there arose such a clatter,

I sprang from the bed to see what was the matter.

 

Away to the window I flew like a flash,

Tore open the shutters and threw up the sash,

 

The moon on the breast of the new-fallen snow

Gave the lustre of mid-day to objects below,

 

When what to my wondering eyes should appear,

But a miniature sleigh, and eight tiny reindeer,

 

With a little, old driver so lively and quick,

I knew in a moment it must be St. Nick.

 

More rapid than eagles his coursers they came,

And he whistled, and shouted, and called them by name;

 

« Now, Dasher! Now, Dancer! Now, Prancer and Vixen

On, Comet! On, Cupid! On, Donder and Blitzen!

 

To the top of the porch! To the top of the wall!

Now dash away! Dash away! Dash away all! »

 

As dry leaves that before the wild hurricane fly,

When they meet with an obstacle, mount to the sky,

 

So up to the house-top the coursers they flew,

With a sleigh full of toys, and St. Nicholas, too.

 

And then, in a twinkling, I heard on the roof

The prancing and pawing of each little hoof.

 

As I drew in my head, and was turning around,

Down the chimney St. Nicholas came with a bound.

 

He was dressed all in fur, from his head to his foot,

And his clothes were all tarnished with ashes and soot;

 

A bundle of toys he had flung on his back,

And he looked like a peddler just opening his pack.

 

His eyes, how they twinkled! His dimples how merry!

His cheeks were like roses, his nose like a cherry!

 

His droll little mouth was drawn up like a bow,

And the beard on his chin was as white as the snow;

 

The stump of a pipe he held tight in his teeth,

And the smoke it encircled his head like a wreath;

 

He had a broad face and a little round belly,

That shook when he laughed like a bowlful of jelly.

 

He was chubby and plump, a right jolly old elf,

And I laughed when I saw him, in spite of myself;

 

A wink of his eye and a twist of his head,

Soon gave me to know I had nothing to dread;

 

He spoke not a word, but went straight to his work,

And filled all the stocking; then turned with a jerk,

 

And laying his finger aside of his nose,

And giving a nod, up the chimney he rose;

 

He sprang to his sleigh, to his team gave a whistle,

And away they all flew like the down of a thistle.

 

But I heard him exclaim, ere he drove out of sight,

Happy christmas to all and to all a good night

 

Illustration 1 – « Santa Claus in Japan » – 1914 – Kodomo No Tomo – public domain

Illustration 2 – Goody Santa Claus – 1884 – public domain

Illustration 3 – Vintage Old World Santa Claus Stationary – by Beverly and Pack – licence creative commons

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